JL 78 a écrit:A vous entendre vous tous,on croirait que vous êtes citoyens Américains;ce n'est pas notre pays,laissez-les donc choisir.
C'est vrai, nous ne sommes pas citoyens américains. Mais nous sommes citoyens du monde. Et aujourd'hui, être président des Etats-Unis, c'est occuper un poste très important dans lequel les décisions influencent grandement la marche de notre planète, qu'on soit d'accord ou pas. Ce que décide le président américain a des répercussions partout dans le monde, y compris dans notre quotidien.
Donc le choix des américains est loin, très loin, d'être neutre pour nous.
Il serait très naïf de croire le contraire.
Si demain il décide d'instaurer une taxe de 30% sur les importations européennes, c'est chez
nous que les emplois vont disparaître.
Si demain il décide de ne plus financer l'OTAN, c'est
nos impôts qui vont augmenter.
Dans ces conditions, je me sens tout à fait le droit de commenter, d'apprécier et de critiquer le choix des américains.
JM65 a écrit:Wait and see.
J'ai beaucoup de mal avec ceux qui disent, comme toi, "
donnons lui une chance".
Ce n'est pas comme si c'était un politicien pour lequel on est simplement pas d'accord avec son programme, et qu'on attendait de voir.
Non. Il y a un gros, très gros problème avec son comportement et son égo.
Il est agressif, mysogine et raciste. Il insulte, il méprise, il menace. Il divise, il ment et il triche.
Il prétend défendre les laissés pour compte alors qu'il est lui même multimilliardaire, à la tête d'entreprise, et qu'il a bâti sa fortune justement en exploitant ces gens-là.
Fondamentalement, il n'est pas possible d'avoir "
juste un doute" sur ce personnage. Ou de s'interroger sur son programme.
Ce gars n'aurait jamais du être choisi par le parti républicain, il lui manque tellement de valeurs qui sont pourtant essentielles ...
Et accessoirement, si on revient un instant sur le monde politique français, le raisonnement de ceux qui disent "
donnons lui une chance" est le même que celui qui risque d'amener certains à se dire "
et pourquoi pas Marine Le Pen ?" en mai de l'année prochaine.
Pour terminer, une vidéo de Michael Moore, qui avait tout compris avant tout le monde.
TRADUCTIONDonald Trump est allé à l'Economic Club de Détroit. Il se tenait debout devant les cadres de Ford et leur a dit: «Si vous fermez ces usines à Détroit, comme vous en avez l'intention, pour ensuite les reconstruire au Mexique, je vais imposer un droit de douane de 35% sur ces voitures lorsque vous allez les renvoyer. Et personne ne va les acheter.»
C'était une chose étonnante à voir. Aucun politicien —Républicain ou Démocrate— n'avait jamais dit une chose pareille à ces cadres. Et c'était de la douce musique aux oreilles des gens du Michigan, de l'Ohio, de la Pennsylvanie et du Wisconsin. Les États "Brexit". Vous qui vivez ici, en Ohio, vous savez de quoi je parle.
Que Trump le pense vraiment ou non, ce n'est pas pertinent. Parce qu'il dit ces choses-là aux gens qui souffrent. Et c'est pourquoi tous les misérables, les infâmes, les travailleurs oubliés qui faisaient partie de ce qu'on appelait la «classe moyenne», aiment Trump.
Il est le cocktail Molotov humain qu'ils ont attendu. La grenade humaine qu'ils peuvent jeter légalement dans le système qui les a dépossédés, le 8 Novembre, jour de l'élection. Ils le peuvent, même s'ils ont perdu leur emploi. Même s'ils ont été évincés par la banque. Et ensuite divorcés. Que maintenant l'épouse et les enfants sont absents. Que la voiture a été reprise. Qu'ils n'ont pas eu de vraies vacances depuis des années. Qu'ils sont coincés avec le plan «bronze» merdique d'Obamacare. Qu'ils ne peuvent même pas obtenir un simple anti-douleur...
Ils ont essentiellement perdu tout ce qu'ils avaient... sauf une chose. La seule chose qui ne leur coûte pas un centime et qui est garantie par la Constitution américaine: le droit de vote! Ils sont peut-être sans le sou. Peut-être sans-abri. Malmenés et brisés. Ça n'a pas d'importance, car tout est égalisé ce jour-là. Un millionnaire a le même nombre de vote qu'une personne sans emploi: UN SEUL!
Et il y a davantage de personnes issues de l'ancienne classe moyenne, que de gens dans la classe des millionnaires...
Ainsi, le 8 Novembre, les dépossédés marcheront dans l'isoloir, avec un bulletin de vote. Ils fermeront le rideau, prendront ce levier —ou stylo ou écran tactile— et mettront une grosse putain de croix dans la case du nom de l'homme qui a menacé de bouleverser et de renverser le système même qui a ruiné leur vie: Donald J. Trump ! Ils voient que ces mêmes élites qui ont ruiné leur vie, elles détestent Trump. CorporateAmerica déteste Trump. WallStreet déteste Trump. Les politiciens de carrière détestent Trump. Les médias détestent Trump... après l'avoir aimé et créé. Maintenant, ils le détestent. Merci, les médias ... L'ennemi de mon ennemi est celui pour qui je vote, le 8 Novembre.
Oui, le 8 Novembre, VOUS — Joe Blow, Steve Blow, Bob Blow, Billy Blow, Billy Bob Blow, tous les Blows — vous pouvez aller et faire sauter tout ce maudit système, parce que c'est votre droit. L'élection de Trump va être le plus grand FUCK YOU jamais vu dans l'histoire de l'humanité. Et ça va leur faire du bien.